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La polémique enfle autour de la libération d‘Ingrid Betancourt. Des médias émettent des doutes sur la véracité du récit par les autorités colombiennes de l’opération menée par l'armée pour arracher les quinze otages, dont Ingrid Betancourt, aux Farc.
La Radio suisse romande (RSR) a affirmé vendredi que des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) avaient touché quelque 20 millions de dollars pour libérer les otages ( regardez la video ). Réagissant à ces informations, le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos a démenti. Cette version, selon lui, "n'a aucun fondement, nous ne savons pas d'où elle provient. Mais pas un seul centime n'a été versé".
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La France, qui n'a pas été mise en cause, dément aussi par la voix du porte-parole du ministère des affaires étrangères, Eric Chevallier, avoir payé une rançon. Ingrid Betancourt elle même a déclaré ne pas croire à la possibilité d'une mise en scène. "Avec ce que j'ai vu pendant l'opération - et franchement, honnêtement, je ne pense pas que l'on puisse me duper facilement -, je ne pense pas que ce j'ai vu soit une mise en scène", a dit l'ex-otage franco-colombienne.
"Il y avait des degrés de tension, c'était tellement stressant que nos camarades ont résisté, ils ne voulaient pas monter dans l'hélicoptère", a-t-elle expliqué. "Ils avaient la sensation qu'on était pris dans un piège".
Ingrid Betancourt est arrivée en France vendredi en fin d’après-midi (regradez la video) . Elle a descendu seule, lentement, la passerelle de l'avion. En bas, sur le tarmac de la base aérienne de Villacoublay, Ingrid Betancourt a embrassé le couple présidentiel, avant de dire son bonheur de "respirer l'air de la France". S'approchant du micro, à l'adresse des caméras, elle a déclaré: "Je rêve depuis sept ans de vivre ce moment. Je dois tout à la France (...) Vos messages m'ont permis d'être vivante, spirituellement et physiquement. Je tiens à dire combien je vous dois" .
"Je viens de quitter la Colombie, les miens, c'est un petit déchirement. Mais je voulais être avec mon autre famille (...) J'ai beaucoup pleuré pendant sept ans, de douleur et d'indignation. Aujourd'hui, je pleure de joie"(regardez la suite du discours d'Indrid ).
En début de soirée, l’ex-otage était accueillie à l’Elysée avec ses comités de soutien. Ce matin, elle doit passer une visite médicale. Elle compte mettre les prochains jours à profit pour voir ses enfants et rédiger un livre sur sa captivité.
RTL
Posté par : betty299 | Article lu: 121 fois
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