Là où le temps s'arrête, où l'on oublie le stress du boulot et où les «aoûtiens» lézardent sous le soleil atroce du midi. Un soleil, dont les dangers peuvent transformer ce rêve idyllique en un vrai cauchemar.
Et oui! Car on ne cessera jamais de le répéter, les rayons ultraviolets sont dangereux pour la peau. Il est donc déconseillé de s'exposer au soleil longuement. Il est vrai, qu'en été, on résiste difficilement aux plaisirs du teint halé, mais il suffit de se rappeler que les cancers de la peau détiennent un triste record, celui de la plus importante progression depuis 20 ans. Comment bénéficier du soleil sans dégâts, se protéger de ses rayons et comment se développe le cancer de
la peau. Tour d'horizon d'un mal caché dans la plénitude du zénith.
Les formes du cancer Tout d'abord, il faut savoir que nous ne sommes pas tous égaux face aux dangers du soleil. Plusieurs facteurs y dépendent : peau claire, grains de beauté, antécédents familiaux…
Ainsi, deux formes de cancers de la peau se distinguent: les cancers épithéliaux (ou carcinomes) et le mélanome.
Pour la première forme, elle est la plus fréquente, mais en même temps la mieux traitée. Les cancers épithéliaux sont directement liés à des expositions répétées au soleil et à l'accumulation de dommages dans certaines cellules de la peau, ils apparaissent préférentiellement sur les zones exposées au soleil comme le visage, l'arête du nez, le cuir chevelu et les oreilles.
A ce niveau, on distingue deux formes de tumeur. Les carcinomes basocellulaires (90 % des cas) qui résultent d'une altération au niveau d'une cellule souche épithéliale de l'épiderme. Ils sont caractérisés par une ulcération de la peau sans risque de métastase.
Les carcinomes spinocellulaires (10 % des cas) qui résultent de l'endommagement d'une cellule déjà différenciée en kératinocyte (cellule productrice de kératine).
Les carcinomes spinocellulaires touchent des personnes de 50 ans et plus et affectent essentiellement les sujets blonds à peau claire. Ils conduisent dans 20 % des cas à l'apparition de métastases.
Précisons que dans les deux cas de carcinomes, le degré d'envahissement de la tumeur détermine souvent le mode de traitement. «Une intervention chirurgicale permet dans la plupart des cas une guérison complète de ces cancers. Lorsque la taille de la tumeur ne permet plus une ablation chirurgicale, une radiothérapie (voire une chimiothérapie locale) peut être envisagée», explique le professeur Souad Habib Eddine, dermatologue.
Concernant la deuxième forme du cancer qu'est le mélanome, les spécialistes la considèrent comme le plus redoutable des tumeurs de la peau. Ses aspects varient d'une personne à autre. La pigmentation de la peau et la
réaction à l'ensoleillement constituent deux facteurs de risque importants et clairement établis par les études épidémiologiques dans la survenue d'un mélanome.
Parmi ses formes, on note les grains de beauté. Ils apparaissant au cours de l'enfance ou de l'adolescence, les spécialistes les appellent nævus. Bénins à l'origine, ils peuvent devenir de vrais cancers. Dans le même sens, les antécédents familiaux et personnels contribuent aussi à la prolifération de cet aspect tumoral.
En effet, les personnes ayant des membres de leur famille atteints, présentent un risque supplémentaire: 8 à 10 % des mélanomes sont attribués à une prédisposition génétique.
En outre, les grains de beauté définis comme précurseurs de mélanome (dysplasiques) sont transmissibles au sein d'une même famille. Ainsi, une personne issue d'une famille dont les membres possèdent de tels grains de beauté peut dans 50 % des cas en développer lui-même. Pour ainsi dire que la relation entre exposition solaire et mélanome est assez complexe. Elle se modifie au cours de la vie.
Ainsi, la surexposition dans l'enfance et avant la puberté augmente les risques de développer un mélanome à l'âge adulte. L'aptitude ou non à bronzer et les variations d'intensité d'exposition permettront aussi à certains d'être plus ou moins protégés.
Comment se protéger
Si les effets bénéfiques du soleil sur notre vitalité et le bon fonctionnement de notre organisme sont prouvés, ses ravages sur la peau des imprudents le sont tout autant.
Pourtant, la diversité des crèmes solaires, produits miracles qui protègent des rayons UV nous laissent l'embarras du choix.
En été, il faut apprendre à adopter ce geste qui épargne des maux sournois. Ce n'est pas parce que l'on met une crème que l'on peut s'exposer davantage au soleil. Certaines études américaines ont montré que les personnes qui utilisent
des crèmes solaires développent davantage de cancers de la peau. Se croyant à tort totalement protégés, les adeptes des produits solaires n'auraient en effet plus hésité à se soumettre en toutes circonstances aux caprices du bronzage.
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Attention aux enfants !
La peau des enfants étant plus fine et leur système de protection naturel immature, il est important d'utiliser une protection maximale contre les UVA et les UVB. La peau des enfants est particulièrement sensible au soleil. Avant 3 ans, l'enfant n'a pas encore mis en place un système de défense contre les agressions du soleil.
Sa peau immature, en cours de formation, ne lui permet pas de se défendre contre les rayons du soleil. Sa seule défense est celle que vous lui donnez avec les crèmes solaires, un chapeau, des vêtements et de l'ombre. Choisissez donc un lait ou une crème pour enfant à indice élevé. Les formulations enfants offrent non seulement une protection adaptée à leurs besoins, mais elles tiennent également compte des risques d'allergie, d'intolérance et de fragilité de leur peau. De plus, ces formulations sont généralement résistantes à l'eau et au sable.
Précisons qu'une bonne crème solaire pour enfant doit présenter les caractéristiques suivantes : être plus grasse et plus riche pour mieux protéger la peau de la déshydratation, présenter une haute tolérance, sans parfum et sans conservateur pour éviter tout risque d'allergie, être résistante à l'eau et au sable pour protéger l'enfant sans qu'il modifie son mode de vie, offrir une protection élevée contre les UVA et les UVB, et être visible à l'application, pour être sûr qu'aucune partie du corps n'est oubliée.
Par Rajaa Kantaoui | LE MATIN
Posté par : sabrina2008 | Article lu: 2127 fois
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