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Déserts en mer
Publié le: 02-10-2008

Les plus grand déserts ne sont pas sur Terre mais sous l’eau. Les espaces océaniques où la faune et la flore sont presque absentes s’agrandissent encore plus vite que prévu par les modèles les plus pessimistes.

Sahara, Gobi, Vallée de la mort…tous sont de grands déserts secs, arides et très peu peuplés. Mais sur le globe, il existe des zones bien plus vastes où la vie est quasiment absente : ce sont les déserts biologiques océaniques. Le nombre de ces « dead zones » augmenterait bien plus rapidement que ce qui était prévu par les modèles océanographiques révèle un article paru dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.


L’apparition de ces déserts est l’une des conséquences du réchauffement climatique, et particulièrement de celui des océans, qui entraîne une baisse des concentrations en oxygène dissous dans les eaux et crée de vaste zone où la vie ne plus se développer. L'extension des zones mortes, dont le rythme de croissance atteint près de 5% par an, dans l'environnement aquatique apparaît désormais comme une menace majeure pour les écosystèmes au niveau mondial, écrivent des scientifiques dans cet article.


D’autant plus que poissons et surtout crustacés, en raison notamment de leur lenteur à se déplacer, sont plus vulnérables au manque d'oxygène qu'on ne le pensait jusqu'ici. Selon l'étude, la plupart des scientifiques considéraient jusqu'ici que le niveau d'oxygène dissous dans l'eau de mer pouvait tomber à 2 milligrammes par litre avant que cette eau ne devienne une « dead zone ». Mais de nombreuses espèces sont bien plus sensibles au manque d'oxygène. Ainsi, certaines larves de crabe découvertes au large des côtes orientales du Canada et des Etats-Unis commencent à souffrir du manque d'oxygène en dessous de 8,6 mg par litre, à peine moins que le niveau normal.


Ces zones sans vie se trouvent réparties sur tout le globe mais particulièrement au niveau des régions subtropicales de l’océan Pacifique et de l’Atlantique et au sud de l’océan Indien au niveau des gyres (zone où les courants décrivent de grands mouvements tournants). Ils sont maintenant repérables par des satellites comme Seastar qui réalise des cartes colorimétriques des océans : plus les eaux sont vertes et plus elles sont riches en organismes photosynthétiques, ce qui permet une mesure de la flore à la base de la chaîne alimentaire. Les déserts y apparaissent en bleu foncé.


J.I.
Sciences et Avenir
01/10/2008

Posté par : madridista | Article lu: 1318 fois

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