Monsieur Georges, l’un des propriétaires du restaurant Wilson dans le Vieux-Montréal, n’est pas surpris d’afficher complet jusqu’à 22 h en ce 14 février. Celui-ci considère les Québécois plus sentimentaux qu’ailleurs, même en temps d’incertitude économique.
«Au Québec, c’est différent car on est toujours plus romantique. J’ai reçu plusieurs appels de gars qui disaient que leur copine voulait sortir et qu’ils voulaient leur faire plaisir. D’ailleurs, nous serons beaucoup plus achalandés aujourd’hui qu’à cette même date l’an passé», ajoute-t-il.
Le restaurateur admet toutefois que le samedi est toujours une bonne soirée, Saint-Valentin ou pas. « =C’est sûr que lorsque la Saint-Valentin est un mardi ou un mercredi, on est plus content parce que ça devient un profit d’extra pour nous. Le samedi, on est habitué que ce soit achalandé. Mais on ne va pas se plaindre, l’important c’est qu’il y ait du monde.»
Un léger ralentissement pour certain
La Chocolaterie Joane L’Heureux n’a également pas été touchée par la crise économique. Occupée tout au long de la journée, la propriétaire constate plutôt que les gens avaient le goût de dépenser.
«Il n’y a eu aucun changement pour moi. Les affaires ont été très bonnes surtout que le chocolat est le cadeau idéal des gens de dernière minute. Malgré l’incertitude économique, j’ai senti que les gens étaient contents de se faire plaisir, qu’ils en avaient besoin», note Mme L’Heureux.
Du côté du fleuriste Le Pot de fleurs même si la Saint-Valentin demeure une occasion de prédilection pour faire des affaires d’or, un certain ralentissement a été constaté.
«C’est la journée la plus fructueuse de l’année, avec la fête des Mères. Nous sommes le double des employées et nous avons toutes cinq mains, quatre oreilles et trois têtes! Par contre, j’ai connu des 14 février beaucoup plus occupés. Souvent, la journée même de la Saint-Valentin on n’accepte plus de commandes, ce qui n’est pas le cas cette année», avoue Karine Tagesse, une employée.
Dans un Jardin, Jonathan Rivest soutient que ce n’est pas lors des fêtes et événements spéciaux que les temps sont difficiles.
«Pour vendredi et samedi, nos ventes sont supérieures à l’an passé. Il n’y a pas eut de baisse à Noël et la Saint-Valentin. Mais au quotidien, si on se fie aux chiffres, on constate que la crise économique nous touche. Comme nous sommes situés au Complexe Desjardins, c’est difficile de recruter de la nouvelle clientèle. Ceux qui achètent sont des habitués.»
Un sondage effectué pour MasterCard Canada auprès de 1 002 Canadiens révèle que 80% des répondants dépenseraient autant, voire même davantage, pour un cadeau de la Saint-Valentin. Près de 30% d’entre eux prévoyaient dépenser entre 100 $ et 250 $ pour l’occasion.
Canoe
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