Histoires

map Meknès TafilaletSituée à l’origine dans l’une des grandes oasis du Tafilalet, à un endroit où se rapprochent beaucoup les deux cours des oueds Ghris et Ziz, Sijilmassa fut fondée, d’après un grand nombre de géographes et historiens arabes, en 757 par Aïssa Ibn Yazid El Assouad ou Medrar Ben Abdellah du nom de la tribu Kharijite des Beni Medrar. Son âge d’or doit se situer entre le Xéme et le XVéme siècles, époque où sa prospérité reposait sur les profits tirés du trafic caravanier. À la fin du XVIéme siècle, elle devient le principal relais caravanier avec l’Afrique Noire, l’Europe et l’Egypte. Sous les Almoravides, les Almohades, les Mérinides et les Saâdiens, Sijilmassa restera toujours un point d’appui pour ces dynasties, un lieu de piété, un fief agricole, un centre de commerce, un grand centre de frappe de monnaie en majorité en or. Elle est également le berceau de la dynastie Alaouite qui a donné au Maroc ses majestueux sultans et ses plus grands savants. Le passage ou le séjour dans cette ville d’érudits, tels que Ibn Battouta et Léon l’Africain, nous fait découvrir une cité rayonnante avec son architecture et son art de bâtir en pisé en adaptation sonore et thermique aux conditions climatiques pour le bien-être de ses habitants. Aujourd’hui, il ne reste de l’ancienne Sijilmassa qu’un ensemble de monuments en ruines localisés au centre de l’actuelle ville de Rissani. Le monument le plus imposant reste la kasbah avec ses remparts percés d’une dizaine de portes. C’est ici où résidaient les princes et leurs armées, des bains publics, et la grande mosquée avec sa médersa. Sijilmassa est, aujourd’hui, un grand chantier de fouilles archéologiques. Les fouilles ont révélé un matériel varié et de grande valeur, témoin de la prospérité d’une ville, plaque tournante du commerce (or, épices, esclaves) entre le Maghreb, l’Orient et l’Afrique

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