Rencontre sur la filière oléicole à Meknès

Les bonnes pratiques pour une huile d’olive de qualité

Rencontre-sur-la-filiere-oleicole-a-Meknes

Fidèle à son engagement de promouvoir la filière oléicole à l’échelle régionale et nationale, l’Agropôle olivier de Meknès a organisé le 21 janvier, à la Cité ismaélienne, une Journée de transfert des acquis techniques et technologiques de la filière oléicole. Initiée en partenariat avec la Chambre agricole de Meknès-Tafilalet, cette rencontre était destinée aux petits agriculteurs, groupements et coopératives oléicoles pour leur transmettre les bonnes pratiques à adopter pour la production d’une huile d’olive de qualité et la valorisation des sous-produits de l’olivier.

«Nous tenons, à travers cette journé

e, à donner aux petits agriculteurs et aux groupements agricoles, qui s’adonnent à l’activité d’exploitation de l’olivier et de valorisation de l’huile d’olive, les bases pratiques et techniques pour faire de leur travail une activité prospère, rentable et durable.
Pour y parvenir, il faut répondre aux exigences de qualité du marché national et international tout au long du cycle de production de l’huile d’olive, depuis la plantation, jusqu’à la commercialisation», a indiqué docteur Noureddine Ouazzani, enseignant-chercheur à l’ENA Meknès et responsable de l’Agropôle olivier, lors de son intervention à cette occasion.

De nombreux facteurs, aussi bien agronomiques que techniques, peuvent influer sur la qualité de l’huile d’olive, a fait savoir Dr Abderraouf El Antari, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique (INRA). «Les paramètres qui permettent de juger de la qualité d’une huile d’olive et qui sont relatifs à l’acidité libre, la pureté, l’absorbance dans l’ultraviolet, l’indice de peroxyde et les caractères organoleptiques, dépendent très étroitement de plusieurs facteurs», a-t-il expliqué.

Pour ce qui est des facteurs techniques, ils concernent l’époque et les modalités de récolte, la durée et les techniques de stockage, les conditions de transport et de réception des olives, l’effeuillage et le lavage, la trituration des olives (broyage et malaxage), le conditionnement et le stockage de l’huile d’olive». Énumérant les pratiques à adopter et celles à bannir pour obtenir une huile d’olive de qualité, docteur Noureddine Ouazzani a, de son côté, précisé qu’il fallait procéder à la récolte à un stade optimal de maturité, adopter les systèmes modernes de conduite et des techniques culturales rationnelles, respecter les normes d’hygiène lors de la trituration et interdire la pratique du gaulage pendant la cueillette des olives, vu qu’elle est très traumatisante pour l’arbre (destruction des bourgeons) et qu’elle a des conséquences négatives sur la production.

Dr Noureddine Ouazzani a également souligné que l’Agropôle olivier de Meknès avait commencé ces dernières années plusieurs opérations d’essai dans la région Meknès-Tafilalet, notamment à Moulay Driss Zerhoun, pour introduire les techniques modernes de culture, de production et de récolte, tout en misant sur la diversification variétale des olives.


Objectifs du Royaume

La consommation per capita à l’échelle nationale ne dépasse pas 2 kg/an, contre 24 kg/an en Grèce. Face à cette situation, le Maroc s’est fixé comme objectifs, dans le cadre du contrat-programme signé en 2010 entre l’État et les professionnels du secteur oléicole, d’arriver à l’horizon 2020 à une consommation per capita de 4 kg. Les autres objectifs à l’horizon 2020 concernent la production de plus de 300 000 tonnes d’huile d’olive et l’augmentation des exportations pour atteindre 120 000 tonnes.

– Source : Le Matin